Comment savoir dire non

Savoir dire non, c’est ce que l’on apprend tous très tôt, pendant l’enfance. Vers deux ans, le jeune enfant s’oppose à ses parents, il dit non à tout. C’est une manière d’affirmer son individualité, son indépendance, son autonomie, sa différence. Mais en fonction de la réaction de l’entourage face à cette opposition, en fonction des injonctions reçues et perçues, cette capacité de s’affirmer va perdurer ou disparaître. C’est ce que je vous explique dans cet article.

Savoir dire non, une qualité qui se développe très tôt

La phase d’opposition se situe entre 18 et 36 mois chez le très jeune enfant. C’est une période durant laquelle le tout-petit construit son identité. Dire non est un vrai plaisir et correspond à un stade de développement psycho-affectif important.

Cette opposition rĂ©apparaĂ®t Ă  l’adolescence : l’adolescent affronte les idĂ©aux parentaux, les remet en question et continue de s’affirmer en tant qu’individu. Ilva aussi se rebeller contre le système, le collège et le lycĂ©e, adopter des comportements provocateurs vis-Ă -vis des enseignants ou des institutions.

Dire non, c’est donc la capacité de s’affirmer en tant qu’individu autonome et responsable, et surtout libre. C’est refuser de se soumettre à l’autorité, s’opposer à ce qui s’oppose à nous. Et c’est une qualité qu’il est important de cultiver.

Les injonctions Ă  la soumission

Notre capacité de dire non est mise à rude épreuve et tout particulièrement pendant l’enfance. Nous sommes bombardés d’injonctions. L’injonction est un message à la fois négatif et restrictif émis par les parents. Il peut être verbal ou non verbal, conscient ou inconscient.

Les injonctions vont formater, étiqueter l’enfant en lui renvoyant une image de lui-même qui n’est qu’une projection parentale. Par peur ou par culpabilité, l’enfant se soumet aux injonctions. Si à l’adolescence, le jeune ne remet pas en question les idéaux parentaux, s’il ne se rebelle pas et préfère se soumettre passivement à l’autorité, il rate l’occasion de réactiver sa capacité de dire non.

Ne pas savoir dire non est bien souvent la marque de la soumission à l’autorité. Celle de nos parents en premier lieu qui va devenir celle des enseignants, puis celle de notre supérieur hiérarchique ou d’un collègue qui vont avoir une certaine emprise sur nous. Ce sont les valeurs, les désirs, les idéaux de ces personnes qui vont primer sur nos propres valeurs, désirs ou idéaux.

La soumission à l’autorité peut se manifester aussi à travers le lien de subordination. L’individu se soumet à une autorité institutionnalisée. L’expérience de Milgram est une très bonne illustration de ce à quoi peut aboutir une telle relation à l’autorité.

Savoir dire non pour retrouver la liberté

Comment savoir dire non

Il est certes important de savoir dire oui, à moins de basculer dans la psychorigidité. Mais savoir dire non est vital. Car il ne s’agit pas seulement de savoir dire non pour prioriser ses tâches, pour être plus efficace ou plus créatif dans son travail. Il s’agit essentiellement de savoir dire non pour préserver son individualité, son identité, son autonomie, sa responsabilité et sa liberté.

Le podcast que je vous propose vous permettra de revivre les sensations et les émotions agréables, le sentiment de liberté, vécus quand vous avez su dire non. Vous trouverez juste au-dessous la retranscription de la relaxation, une petite notice explicative et le mp3 que vous êtes libre de télécharger pour pouvoir l’écouter quand vous le souhaitez.

Savez-vous dire non ? Avez-vous envie de dépasser votre soumission à l’autorité ? Faites-moi part de votre expérience en commentaires.

Bienvenue dans cette Ă©coute relaxante, trois minutes pour savoir dire non.
Vous vous installez confortablement dans votre position de relaxation, debout ou assis, vous pouvez fermer les yeux complètement ou les garder Ă  moitiĂ© ouverts et vous prenez une grande inspiration par le nez et sur l’expiration vous soufflez tout doucement par la bouche, comme avec une paille… vous prenez conscience de votre tĂŞte, de votre cou, de votre nuque et sur l’expiration vous relâcher un peu plus cette partie de votre corps… vous faite la mĂŞme chose pour vos Ă©paules, vos bras et vos mains, expiration, relâchement… puis pour votre thorax et le haut de votre dos, relax… pour le bas de votre dos et votre abdomen, inspiration, expiration profonde, relâchement… enfin pour votre bassin, vos jambes et vos pieds… tout votre corps est agrĂ©ablement dĂ©tendu… Vous allez maintenant vous souvenir d’un moment, d’une situation, dans laquelle vous avez dit non, situation oĂą vous avez refusĂ© de faire, de dire quelque chose et qui vous a procurĂ© des sensations et des Ă©motions agrĂ©ables. Si des sensations ou des Ă©motions dĂ©sagrĂ©ables surgissent vous pouvez les Ă©vacuer sur l’expiration, ou bien transposer ce moment sur un Ă©cran de cinĂ©ma… Vous revivez ce moment pleinement, vous amenez Ă  la conscience vos capacitĂ©s de dire non, de vous affirmer, de respecter vos valeurs… et sur chaque expiration vous les ancrer un peu plus au fond de vous… Avant d’ouvrir les yeux vous pouvez trois autres capacitĂ©s : la confiance, l’harmonie et l’espoir.
Merci d’avoir Ă©coutĂ© cette relaxation !

Infographie - Comment savoir dire non
Relaxation – Savoir dire non
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Psychanalyste et sophrologue Passionnée de littérature et d'écriture

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